"Parcours Croisés" - Ch 5 : Jonathan

Parcours croisés - Lundi
Chapitre 5
Jonathan

J’ai dormi tard, et j’ai la tête embrumée. J’aime bien faire la grasse matinée le lundi. Le magasin est fermé, alors je prends mon temps. Le temps, ce n’est pas ce qui me manque, c’est plutôt que je ne sais pas comment l’occuper.
Mon assiette et mes couverts sont toujours sur la table, j’ai rien rangé hier soir ; j’étais pressé de retourner sur internet.
Il est 11 heures et il fait déjà chaud. Toutes les fenêtres sont ouvertes, mais il n’y a pas d’air. J’en ai marre de cet appartement. C’était pratique au début d’habiter au-dessus du magasin, mais j’aimerais bien que Martina me trouve autre chose. C’est vrai que je suis difficile :
… elle me fait visiter un appartement la semaine dernière : trop loin …
… un autre la semaine d’avant, trop petit …
… et je parie que le prochain sera trop cher … même si j’ai plus d’argent tous les mois depuis que je vais chez la prof de français.
Elle dit que je suis trop difficile pour «les petits moyens » de son agence. C’est compliqué. Bon, je sais qu’elle continue à chercher … et puis ça me plaît bien de partir en visite avec elle. On ne passe pas inaperçu, avec elle ! Enfin, inutile de me faire un film, ce n’est pas une fille pour moi, ça non! En plus elle a déjà quelqu’un ! Elle l’a d’ailleurs connu parce qu’il cherchait un appart, et finalement ils ont trouvé une maison et y vivent ensemble ! Ce n’est pas à moi que ça arriverait ! Ou alors qui sait ? Il faudrait que j’aille visiter avec sa copine, celle qui vient tous les lundis ! C’est un super canon ! Une petite blonde, bien ronde partout où il faut … mais elle ne fait pas attention à moi … et je n’ose pas lui parler … Ah sur internet, je suis intarissable ! Je tchate comme personne ! … mais quand Véronique est en face de moi, pas un mot … quel imbécile !
J’ai toujours été timide avec les filles. Quand j’étais au lycée, pourtant, j’ai eu une copine, mais ça n’a pas duré.

Je sais même plus comment on s’était retrouvés ensemble, et puis elle m’a largué. Bon vent ! Elle critiquait tout, de toute façon ! Et puis franchement, elle serrait mes copains, enfin les siens, d’un peu trop près ! Bien fait de partir … ça pouvait plus durer ! Des fois on faisait des choses dans sa chambre, mais on n’a pas fait l’amour. J’aurais bien voulu, mais comme elle commençait toujours en me branlant, après c’était fini !
Avec Véronique … qu’est-ce que ça serait bien ! Je sais qu’elle est plus vieille que moi, et alors ? La prof aussi c’est une vieille, ça gêne pas, je m’en fous, moi, au contraire ! Et puis belle comme elle est, elle a déjà dû avoir des mecs, elle doit savoir faire des trucs pas possibles … et puis elle allume un peu, quand même !
Quand elle vient à l’Oasis avec Martina, je m’arrange pour être en face d’elle, surtout depuis que la terrasse d’été est ouverte ! Dans les fauteuils bas que Jacques a installé, elle a le cul plus bas que les genoux, et on voit ses cuisses. Et puis quand elle se penche vers la table, on voit ses seins.
La semaine dernière, à un moment, j’ai même cru qu’elle n’avait pas de culotte, je me suis mis à bander et y’a fallu que j’aille aux toilettes pour me calmer ! Et en fait si, après, j’ai vu sa culotte en gros plan ! Elle s’était tournée vers Martina pour lui dire quelque chose et elle avait les cuisses grandes ouvertes ! … et je suis retourné aux toilettes … Christophe m’a regardé de travers, mais je suis sûr qu’elle, elle a rien vu … elle ne fait pas attention à moi. Quand je suis revenu, Christophe et Martina parlaient ensembles, mais ils se sont arrêtés, et Christophe rigolait. Toujours à se foutre de moi, celui-là, mais ils parlaient peut-être pas de moi, parce que Martina m’a regardé en souriant gentiment.
Ce n’est pas souvent qu’il faut que j’aille comme ça me branler aux toilettes, mais là, j’en pouvais plus. Et l’autre qui continuait à faire des ciseaux avec ses jambes !
Enfin, c’est comme ça ! Je ne dois pas être le seul ! Tout le monde n’a pas une femme à la maison !
Une fois, je suis allé avec une prostituée.
Quand je reviens de Paris, y’a des camionnettes partout au bord de la route. Plusieurs fois j’avais voulu m’arrêter, mais y’avait des voitures qui arrivaient et je n’ai pas osé. Un jour je l’ai fait quand même ! C’était une fille noire un peu grosse, mais bon, ça allait, alors je suis monté dans la camionnette par la porte du côté qu’elle tenait ouverte. Elle m’a demandé ce que je voulais, j’ai dit « une pipe » et puis je l’ai payée tout de suite. Elle m’a dit de baisser mon pantalon et mon slip ; j’étais déjà bien excité, elle a mis le préservatif juste à temps, sinon elle en aurait eu plein la main ! C’est dommage que c’est parti vite parce qu’elle avait commencé à me prendre dans sa main pour me branler. Mais elle a été gentille, elle m’a appelé son petit oiseau ! Je ne suis pas retourné avec une pute depuis. J’ai envie des fois, mais c’est mieux de me branler en pensant à Véronique ; elle le sait pas de toute façon, alors je lui fais pas de mal.

J’ai rangé mon assiette et mes couverts dans l’évier, je me suis habillé, et je suis parti chercher Christophe. Il m’aime bien et je l’aime bien aussi. Il me donne des livres de sa librairie, Mais je les lis pas tous, je préfère internet. Il habite tout seul juste en face de la librairie qui fait le coin, et il me dit qu’il est content de me voir, de passer quand je veux. Depuis que son fils est parti à la fac, je crois qu’il s’ennuie un peu, et puis il dit qu’il faut que quelqu’un fasse mon éducation et qu’il a le temps pour ça.
Son fils je le vois des fois avec sa copine, mais il m’aime pas trop. Il se moque de moi. Nelly, sa copine, est plus sympa que lui, je crois qu’elle m’aime bien, et puis elle est assez mignonne et elle rigole tout le temps. Elle n’est pas aussi bien que Véronique, mais des fois je pense à elle aussi. Elle est en fac avec Kévin mais elle ne veut pas habiter avec lui. Une fois, ils s’engueulaient en criant quand je suis arrivé ; Christophe n’était pas là. J’ai voulu repartir pour les laisser ensemble mais elle m’a dit de rester, que je ne la gênais pas, mais j’ai bien vu que Kévin n’était pas content.
Après, je l’ai raconté à Christophe, et il m’a expliqué : lui, il veut faire l’amour, mais elle, elle ne veut pas : alors ils s’engueulent ! Au début, je n’avais pas compris, mais il m’a réexpliqué et puis j’ai compris. Il a de la patience avec moi, Christophe, il est sympa.

On est allé à l’Oasis vers midi. Christophe a pris un Pastis et le patron m’a amené un diabolo menthe, comme d’habitude. Comme il faisait beau, on s’est installés sur la terrasse, et on a attendu les filles. On s’était arrêtés à l’agence et la vieille bique nous a dit qu’elles étaient en visite mais qu’elles allaient revenir. Je me suis mis à côté de Christophe, pour que les filles prennent les fauteuils en face, et Christophe a lu son journal, et puis on a mangé en les attendant. On avait presque fini quand elles sont arrivées et Christophe et Martina ont plaisanté. C’était bien, parce que Véronique était en face de moi. Elle a arrangé le coussin au bord du fauteuil et je voyais bien ses jambes jusqu’à sa culotte pendant qu’elle mangeait, et ça m’a fait de l’effet. Après elle s’est reculée dans le fauteuil et je voyais moins bien parce que la carte du menu des glaces me gênait. Je l’ai prise pour faire semblant de la lire :
- Mon jeune ami, je crois qu’en effet une glace te conviendrait à merveille !
- Tu as chaud, Jonathan ?
… Martina est toujours gentille avec moi, elle aussi …
- Non, je regarde, c’est tout …
- Regarde, regarde ! Il n’y a pas de mal à regarder, mon ami, mais je crains que ça ne te rafraichisse pas !
J’ai reposé la carte et Martina a ri :
- Tu ne te lasses jamais, hein, Christophe, il faut toujours que tu le s !
- Mais non, voyons, je prends seulement soin de sa santé !
- Je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour sa santé …
- Bien sûr que si ! C’est très naturel, voyons !
Je le savais que c’est naturel, les glaces, pourquoi ils rigolaient avec ça ?
- Alors, tu veux y goûter ou pas ?
- Christophe, voyons …
- Mais il faudra faire attention, tu sais, ça coule sur les doigts, parfois …
- Christophe, arrête !
Martina a fait comme si elle était fâchée, mais je voyais bien qu’elle s’amusait.
Elle a sorti des dossiers de son sac, les a étalés sur la table basse et a commencé a discuter avec Véronique de leur travail. Véronique c’est approchée de la table en s’asseyant sur le bord du fauteuil comme quand elle mangeait. Elle avait les jambes un peu écartées et j’ai regardé ses cuisses toutes bronzées pendant qu’elles travaillaient. Plusieurs fois j’ai vu sa culotte aussi et au bout d’un moment il a fallu que je parte aux toilettes pour me faire gicler tellement ça m’avait excité.
- Vous appréciez, j’espère à sa juste valeur, mesdames, que votre travail, … réjouisse … ceux qui vous observent ! … ET LAVE-TOI LES MAINS !
- Tu es décidemment incorrigible, … pauvre garçon …
- Ce n’est pas un pauvre garçon, détrompe-toi, il est heureux en ce moment !
… comme si je ne le savais pas, qu’il faut se laver les mains après être allé aux toilettes …

On est parti ensemble quand les filles sont reparties au travail. Christophe non plus ne travaille pas le lundi et il m’a raccompagné en traversant le parc. On s’est assis un moment sur un banc :
- Qu’est-ce que tu fais cet après-midi ?
- Je vais préparer les livraisons de demain, et puis je ne sais pas …
- Tu devrais te promener, aller à la piscine, tu ne vas pas encore rester enfermé dans ta chambre avec ce beau temps ! Profite !
- Je ne sais pas … et toi, tu fais quoi ?
- Je vais rester ici quelques temps …
Il avait sorti un livre de sa poche. Il lit tous le temps. Je crois qu’il a lu tous les livres de sa librairie.
- C’est bien qu’on soit invité, non ?
- Oui, c’est bien … Jonathan … tu te tiendras bien, n’est-ce pas ?
- …
- Bon, va donc travailler ! Ces livraisons … c’est aussi pour ta prof de français ?
- … oui … y a un sac pour elle que je dois livrer demain …
- Tout va bien avec elle ? Tu m’en parlerais si … Tout va bien, c’est sûr ?
- Oui oui ! Ça va …
Je suis rentré au magasin. Je passe par derrière, avec la même clé que pour aller à ma chambre. Le patron vient presque jamais le lundi alors il laisse la liste des livraisons sur le petit bureau de la réserve. J’ai mis une heure, un peu plus, à tout bien préparer. Les livraisons, je les fais tous les mardis en fin d’après-midi, sauf la prof : elle c’est le midi.
Au début, je trouvais qu’elle était bizarre. Elle travaille dans le même lycée qu’Alain, le petit ami de Martina ; elle vient à la librairie des fois et elle a dit à Christophe que s’il voulait, elle pouvait m’aider à mieux lire. Christophe m’en a parlé. J’avais pas trop envie, mais il a dit que ça serait bien pour moi. Alors quand je fais sa livraison, je reste un peu et elle me fait lire.
Au début, c’était comme au lycée, et après elle m’a donné des livres un peu cochons : elle dit qu’on apprend mieux quand ça intéresse.
Au début, elle s’asseyait sur le divan à côté de moi et elle me faisait lire à haute voix. Elle mettait sa main derrière ma tête et quand je me trompais elle me tirait les cheveux alors je faisais attention. Y’a quatre ou cinq semaines, elle m’a donné un livre qui était très cochon ; ça m’a fait de l’effet en lisant et elle s’en est aperçue. Elle m’a fait mettre à genoux devant la petite table où elle avait posé le livre. Elle était assise derrière moi et elle m’a dit de continuer à lire. Elle tenait mes cheveux dans sa main tout le temps et tirait un peu quand je me trompais. C’est elle qui tournait les pages et à un moment elle m’a touché à travers le pantalon et elle a dit qu’elle vérifiait si je comprenais ce que je lisais. J’étais tout dur et elle a dit que c’était bien.
La fois d’après quand je suis arrivé, elle a demandé que je me mette comme la dernière fois. Je pensais que peut-être elle me toucherait encore alors je me suis mis à bander et elle l’a vue. Elle m’a pas fait lire ; elle voulait que je lui raconte la même histoire que j’avais lue la semaine d’avant et si j’y avais repensé depuis la dernière fois. J’ai dit oui et elle avait l’air contente. Elle est partie un moment et quand elle est revenue elle était plus habillée pareil : elle était tout en noir avec une robe courte et quand elle marchait, j’ai vu la dentelle des Dim’Up que j’avais amené dans le sac de sa livraison.
Elle s’est assise derrière moi et j’ai commencé à raconter toute l’histoire de la semaine d’avant. A un moment elle a bougé et puis elle a posé sa robe sur la table à côté de moi ; elle a dit qu’elle ne voulait pas que je me retourne sinon elle me punirait et que je devais continuer à raconter. A un moment, j’ai entendu qu’elle respirait fort comme les filles sur les films de cul que je regarde sur internet, et j’ai été étonné parce que je ne croyais pas que c’était pareil pour des femmes de son âge. Je crois qu’elle a plus de cinquante comme Christophe et elle a les cheveux tout blancs.
Maintenant quand j’arrive elle est toujours habillée pareil. La dernière fois elle a dit de me mettre en slip avant de me mettre à genoux et elle n’a pas été contente que ce fût un caleçon. Elle a dit qu’elle voulait un slip, que c’était mieux pour les garçons. J’ai demandé à Christophe un soir pourquoi c’était mieux les slips et il a froncé les sourcils quand je lui ai dit que c’était la prof qui me l’avait dit ; je ne lui ai pas raconté ce qu’elle faisait parce que c’est le secret entre nous.
Demain j’en mettrai un pour aller chez elle.
Toutes les semaines elle me donne 40 euros en plus de l’argent des courses. Elle dit que je fais des progrès et qu’il faut m’encourager…

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